Ressources pédagogiques sur l'archéologie méditerranéenne
contactanticopedie.fr
   

   

 

 

Suivez par les nouveautés de notre Agenda des événements archéologiques: expositions, conférences...

 
Editorial - 1er juillet 2016

Bientôt des "newsletters" sans images ?

Tous les auteurs de sites internet vous le diront : il devient de plus en plus difficile de trouver des images "libres de droit" pour illustrer leurs pages. Les photographes, professionnels comme amateurs, ont compris qu’ils pouvaient faire héberger leurs images sur des banques spécialisées et en tirer quelque profit.

Passe encore quand il s’agit d’images de la vie courante, qu’on peut utiliser pour quelques euros. Les choses changent complètement lorsqu’il s’agit de photos d’actualités, surtout lorsqu’une agence en a l’exclusivité. Il est évidemment impossible d’aller les photographier soi-même. Quant aux images disponibles, elles ont pratiquement toutes été réalisées par un photographe de l’Agence France Presse.
En internautes respectueux, nous avons demandé à l’AFP l’autorisation de les reproduire. Impossible aussi, car cette agence n’a prévu de traiter qu’avec des entreprises, et non avec les particuliers.

Le tarif est d’ailleurs tel que même des journaux régionaux, autrefois abonnés aux dépêches, ont abandonné leur inscription...
Pour information, la mise en ligne d’une photographie de l’AFP est facturée 181€ pour une durée de 3 mois, et 364,50€ pour une année (prix de juin 2015).

Avouons que nous avons renoncé (si si, n’insistez pas). Il faut bien que tout le monde vive, mais on peut regretter que la diffusion d’informations, qui passe désormais beaucoup par les images, soit désormais l’apanage des médias qui peuvent se permettre ces dépenses.

On peut même se demander si cela ne représente pas un danger pour la diversité des sources… Mais bref, comme nous ne voulons pas vous priver de ces belles images, voici un lien qui vous permettra de les ouvrir, sur le site de Livescience pour Ramsès III et les squelettes de Phalère.

Un dernier mot: si vous souhaitez utiliser des photos dont je suis l'auteur, dites-le moi, c'est gratuit et, heureusement, bien d'autres pensent encore comme moi...

René Kauffmann


Retrouvez toutes nos Notes d'information sur la page "La Communauté" -> Newsletter !
Vous retrouverez aussi tous anciens articles et éditos sur le Blog de l'Anticopédie.

Enquêtes judiciaires et archéologie

Désormais, les sciences médicales sont mises à contribution chaque fois que l’on évoque les circonstances de la mort d’un personnage historique, restées souvent mystérieuses.

Les meurtres et les vols ont toujours existé (en janvier 2016, des chercheurs ont d’ailleurs découvert 27 victimes du plus ancien massacre connu - il remonte à 10 000 ans - au nord du Kenya, non loin du lac de Turkana). Dans l’Antiquité, les enquêtes criminelles existaient déjà : on connaît celles menées en Egypte autour des pilleurs de tombes ou des prêtres corrompus d’Eléphantine sous les Ramsès ou, à Rome, le procès des "matrones empoisonneuses" en 331, et bien d’autres.

Avec leurs méthodes rudimentaires, les enquêteurs des siècles passés ne pouvaient guère compter que sur des indices relativement évidents, des preuves matérielles, des témoignages, les délateurs (une institution à Rome), ou les aveux plus ou moins spontanés des coupables.

Nos techniques actuelles, déjà appliquées pour l’étude des victimes retrouvées en Bosnie dans les années 1990, ont été médiatisées par les documentaires sur le mystère de la tête présumée du roi Henri IV, ou Ötzi, la momie des glaces trouvée en Autriche en 1991.

Deux nouveaux exemples ont été publiés tout récemment. Ils concernent l’assassinat du pharaon Ramsès III et, à proximité d’Athènes, la découverte de 80 squelettes.

On sait moins que la police fait aussi appel à des archéologues pour explorer de manière méthodique les scènes de crimes. En effet, parmi les 200 à 400 corps retrouvés chaque année en France, la plupart sous forme de squelettes, 10 à 20 remontent à moins de trente ans et résultent d’un crime.

L’archéologue, habitué à interpréter les restes humains dans leur contexte, avec tout ce qui les entoure, peut apporter un éclairage précieux. Par exemple, c’est ainsi qu’en Bretagne, on a pu mettre la main sur un assassin en analysant les traces de peintures provenant de l’outil utilisé pour creuser la fosse où il avait enfoui sa victime.
L’archéologie médico-légale, dite parfois "forensique" (du latin forum), fait partie depuis une vingtaine d’années des moyens d’archéologie criminalistique du département anthropologie-thanatologie-odontologie (ATO) de l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN), et est enseignée en particulier à l’université de Lorraine.

Le coup d’état manqué de Cylon

Vers 632 av. J.-C, un aristocrate et ancien champion olympique nommé Cylon tente de s'emparer du pouvoir à Athènes et d'imposer une tyrannie - ce qui montre que tous les Athéniens n’étaient pas partisans de la marche vers la démocratie.

Devant l'opposition des citoyens, il se réfugie avec ses partisans sur l'Acropole et se place ainsi sous la protection d'Athéna.
De ce fait, l’archonte Mégaclès, du puissant clan des Alcméonides, leur doit la vie sauve si les coupables se rendent. Contre toute attente, il les fait cependant massacrer.

Cet assassinat politique, doublé d’un sacrilège, fit condamner les Alcméonides à l’exil. Ils rentrèrent à Athènes en 510 av.J.-C., mais leurs descendants - parmi lesquels Clisthène, l’un des fondateurs de la démocratie, Alcibiade et Périclès lui-même - se virent toujours reprocher la tache de la "malédiction des Alcméonides".

Et voici que le 14 avril 2016, le ministère grec de la Culture annonce la découverte à Phalère, près d'Athènes, sur le chantier du nouvel opéra et de la bibliothèque nationale, de deux fosses communes contenant quatre-vingts squelettes.



Le célèbre temple d’Apollon, à Delphes, avait été détruit par un incendie en 548 av. J.-C. Parmi les donateurs qui ont permis sa reconstruction figuraient les Alcméonides, alors en exil. Ils rentrèrent à Athènes peu après.

S’agit-il des partisans exécutés de Cylon ? Cela pourrait être le cas, puisqu’il s’agissait d'hommes jeunes et bien nourris, dont 36 avaient les mains attachées par des liens en fer. Deux poteries découvertes entre les corps ont permis de dater les fosses approximativement entre 675 et 650 av. J.-C.
A suivre donc !

Un nouveau quiz (n°10) !
1er juin 2016


Connaissez-vous les écritures antiques, et ce qu'il nous en reste ?
L'écriture que nous lisons chaque jour nous paraît une évidence. Nous savons qu'il en existe d'autres ailleurs, qu'il y en eut d'autres autrefois, comme les hiéroglyphes des Egyptiens ou les cunéiformes des Mésopotamiens...
Mais comment tout ceci a-t-il abouti à ce joli texte que vous êtes en train de lire et qui vous semble si simple?

Saurez-vous répondre?


Voici notre Cékoistruc n°20 !
1er avril 2016



Facile, direz-vous ?

Peut-être... mais que savez-vous à son sujet ?

A vous de jouer!

...Et toujours...

Suivez l'Agenda des Mondes Antiques!

Abonnez-vous sur notre site au calendrier permanent des expositions, conférences et événements. Pour en savoir plus,

cliquez ici.


À bientôt sur nos pages!
Toutes vos remarques et suggestions
sont bienvenues!

Contactez-nous...

et suivez nous sur les réseaux sociaux:

       et




plan du site et mentions légales

Toute reproduction partielle ou totale d'informations, images, photos ou video contenues dans ce site est interdite, sauf autorisation écrite.
  Le meurtre de Ramsès III

Que cachait cette manière de foulard ?
On savait déjà que le pharaon Ramsès III avait été assassiné, en 1155 av. J.-C, après plus de trente ans de règne. Un papyrus conservé à Turin raconte que sa troisième épouse, Tiyi, souhaitait voir son fils Pentaour, second enfant du pharaon, accéder au trône. Elle monta alors une conspiration pour éliminer Ramsès III et écarter du pouvoir son successeur désigné, le futur Ramsès IV, fils aîné du roi né de sa première épouse.

Mais la conspiration est éventée et les coupables condamnés à mort. Ramsès III a-t-il échappé au complot ? Fin 2012, une tomographie de sa momie de Ramsès III montre que non. Elle met en évidence une profonde entaille sous le larynx : Ramsès III a été égorgé.

Une nouvelle analyse au scanner à révélé en mars dernier que la mort de Ramsès III avait été particulièrement violente : il avait subi les coups de plusieurs agresseurs armés de barres, de poignards et même d'une hache. Sous les coups, un de ses orteils avait été coupé. Si ces autres blessures avaient échappé aux analyses antérieures, c’est que les embaumeurs égyptiens avaient fait de leur mieux pour les dissimuler et donner au roi une apparence digne de sa vie future...

Enfin, près de la momie du roi se trouvait celle d’un homme jeune, dont l’ADN a révélé qu’il s’agissait d’un fils de Ramsès III. Des marques sur son cou pourraient indiquer qu’il s’est suicidé par pendaison. De plus il est recouvert d’une peau de chèvre, animal impur, ce qui est une marque infamante… Il est fort possible qu’il s’agisse de Pentaour, qui aurait participé au complot…