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Editorial

Vraie ou fausse science ?

La pierre de Roseau est l’exemple typique d’un objet sur lequel chacun a projeté ses désirs et ses croyances, sans qu’il y ait d’analyse totalement objective basée sur des connaissances solides.

Ainsi Heinrich Schliemann, lorsqu’il se mit en tête de retrouver les grands sites de la guerre de Troie eut-il des intuitions phénoménales, puisqu’il découvrit successivement les sites de Troie et de Mycènes. Malgré tous ses mérites d’archéologue autodidacte, cela ne l’empêcha pas d’annoncer qu’il avait découvert le trésor de Priam à Troie, et le masque funéraire d’Agamemnon à Mycènes. Ce n’était pas le cas.

Les scientifiques, eux, font évidemment passer le savoir avant ce qu’ils croient ou désirent. Pourtant les exemples de sciences mises au service d’une idéologie ne manquent pas - mais bien sûr, il ne s’agit pas alors de vrais scientifiques, dit-on parfois après coup.

Méfions-nous des positions que nous adoptons trop vite. Aujourd’hui, l’internet et la télévision mettent toute la connaissance à notre portée. Il est donc facile de "croire que l’on sait".

De ce fait, il faut se méfier plus encore de ceux qui parlent ou écrivent en ne choisissant, dans le savoir existant, que les éléments qui vont dans le sens de ce qu’ils désirent prouver. Ils sont hélas plus nombreux qu'on ne le pense, et là, il s'agit bien de manipulation...

René Kauffmann

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Le mystère de la pierre de Roseau

Les anciens Russes savaient-ils réellement lire et écrire il y a 200 000 ans? Certains ont osé se poser cette question. Comment en est-on arrivé là?
Au cas où vous l'ignoreriez, la distance normalisée entre les rails des trains américains est exactement de 4 pieds et 8,5 pouces. Un nombre tout sauf rond.
C'est que cette mesure a été reprise du standard anglais, choisi par les premiers concepteurs des chemins de fer, dont Robert Stephenson, le pionnier de la locomotion à vapeur avec sa locomotive "la Fusée" (déjà) en 1829.

Sur quelle base? Tout simplement parce que les constructeurs des premiers matériels ferroviaires produisaient des chariots et des véhicules routiers hippomobiles, et que pour se simplifier le travail, ils utilisèrent les outils dont ils disposaient déjà.
Mais pourquoi cet écartement des roues fut-il ainsi scrupuleusement respecté et conservé au cours des âges? C'est que les routes d'Europe étaient, jusqu'à l'invention de John Loudon Mac Adam (LE macadam), plutôt boueuses et instables, et les véhicules y traçaient de profondes ornières, qui guidaient les véhicules assez précisément, et dont il valait mieux ne pas s'écarter sous peine de rompre les essieux.
Et ceci depuis le superbe réseau des voies créées sous l'Empire Romain, qui sillonnaient toute l'Europe jusqu'en Angleterre.

Or, l'écartement des roues de véhicules tractés par des chevaux ne doit rien au hasard: il ne doit pas être trop grand, pour que le véhicule puisse circuler partout, mais la largeur minimale est celle de l'attelage des deux chevaux qui tirent le véhicule. Celle que choisirent les Romains. Ainsi donc, c'est la largeur de la croupe du cheval romain qui est à l'origine de l'écartement des voies des chemins de fer américains.
Quel rapport avec la conquête spatiale, me direz-vous? C'est que la fusée qui lançait la navette spatiale, comme la célèbre Saturne V qui amena l'homme sur la Lune, était munie de "boosters", ces fusées d'appoint qui fournissent l'accélération nécessaire au décollage, et se détachent ensuite du corps de la fusée proprement dit.

Les SRB qui lancent la navette spatiale (solid rocket boosters, ou boosters à carburant solide), étaient produits chez Thiokol, dans son usine de l'Utah. Ses ingénieurs auraient aimé les faire un peu plus gros, mais on choisit de les envoyer par voie ferrée jusqu'au pas de tir de Cap Kennedy. Il fallait donc qu'ils passent dans les tunnels et respectent le gabarit standard des voies.
Et ainsi donc, la conquête spatiale, cette initiative glorieuse du XXème siècle, hérite de la largeur de la croupe du cheval.
Un petit pas pour l'Homme, un grand pas pour le cheval romain.

Voici notre "Cékoistruc" de septembre:



Comment s'appelle cet objet?
Quel est son usage?
Un indice: il n'est pas sans rapport avec celui du numéro précédent.


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